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le samedi 2 décembre à 20h30: concert :

Makoto Kawabata + JF Pauvros + Ueh

 

Le 19 décembre à 20h30: concert :

Aki Onda + Michel Doneda + Yukiko Nakamura

Ces 2 soirées auront lieu au Ring, 151 route de Blagnac, Toulouse.

Le duo composé de deux icônes charismatiques : Jean-François Pauvros et Makoto Kawabata se réunit une nouvelle fois pour nous inonder de leurs vagues sonores ! Depuis leur rencontre en 1999, leur collaboration s’inscrit autour d'une géographie commune faite de psychédélisme, de jeux minimalistes et de frasques sonores telluriques. Faite de montées, d’orages violents et d’explosions sonores hallucinantes, ces guitaristes incontournables nous livre leur symphonie déstructurée basée sur de l’improvisation émotionnelle.

Makoto Kawabata est le guitariste compositeur multi-instrumentiste du groupe « Acid Mothers Temple ». Improviser et composer afin d'inventer ce qu'on aimerait entendre est le leitmotiv de Makoto Kawabata. Produisant une musique qui évolue à travers des influences aussi diverses que musique contemporaine, hard rock (ses premières influences étant Stockhausen et Deep Purple) et la musique traditionnelle (son amour des Troubadours). Il monta son premier groupe « Baroque Bordello » en 1978 et collabora avec de nombreux improvisateurs et jazzmen. Ses collaborations sont un vrai kaléidoscope culturel : André Minvielle, Tatsuya Yoshida, David Allen, (Gong), Damo Suzuki (Can) et Marc Perrone…

Jean-François Pauvros est au coeur des formations mythiques Marteau Rouge et Catalogue, conjuguant habilement free rock et jazz improvisé. Il est un guitariste des limites sonores, lié à un lyrisme aussi fragile que jusqu’au-boutiste. Pauvros est l'un des premiers en France, dès le milieu des années 70, à emboîter le pas au guitariste de free jazz américain Sonny Sharrock et à développer un jeu libre et intuitif. Sa pratique oblique de la guitare, mais jamais à l'horizontale comme la "guitare préparée" inventée par Keith Rowe, privilégie le corps à cœur et la recherche tactile d'une nouvelle musicalité. Son acharnement à extirper toutes sortes de sons inouïs de ses cordes attaquées à l'archet comme Jimmy Page de Led Zeppelin ou livrées à une saturation méticuleuse, lui forge un instrument hybride à mi-chemin entre le violoncelle et la cithare ethnique électrifiée. Il est dans l'hexagone un précurseur, un des premiers à avoir expérimenté quelques unes des possibilités de la guitare électrique. Il a beaucoup travaillé avec le poète japonais Gozo Yoshimazu et a joué avec des gens aussi divers que Gary Lucas, Arto Lindsay, Rico Rodriguez et Lee Ranaldo.

+ Makoto Kawabata

+ JF Pauvros

Groupe toulousain iconoclaste, Ueh est formé de 5 musiciens produisant une musique hybride, faite de rock, et même de post-rock, d'impressions jazz, de touches de musique improvisée, qui forment tout ensemble une mixture élaborée et aérienne, à deux pas d'un Godspeed You Black Emperor faussement apaisé.

Un pied dans le rock, mieux encore dans le post-rock, et l’autre dans les expérimentations improvisées, Ueh a traîné ses guêtres en Europe et aux Etats-Unis, emportés dans les bagages d’un des fers de lance du psychédélisme japonais, Acid Mother Temple. Ueh a d’ailleurs signé trois albums sur le label de ce dernier : les éponymes « Ueh » (1996 et 2001, AMT) et « m et i » (2 CD, M comme morceaux et I comme impros, deux aspects de la formation - 2002, chez AMT toujours). Un split album avec Makoto Kawabata est paru en 2005. Leur nouvel album enregistré "live", sorte de compte rendu des périgrinations du groupe, est enfin prévu pour la fin de l'année.

Ueh est aussi la somme de ses membres, impliqués dans des projets divers. Ainsi Frédéric Jean n’est autre que le fondateur d’Hyperclean, ce bonheur de chanson pop décalée, Martial Guilhem-Solal poursuit ses expérimentations électroniques avec humour, Benjamin Glibert s’essaye aux compositions électro-acoustiques et jazz tandis qu'Audrey Ginestet oeuvre dans la vidéo…


+ Ueh

Depuis ses débuts au sein du groupe Audio Sports avec Eye Yamatsuka et Nobukazu Takemura, Aki Onda a sorti des albums solos auxquels collaborent des musiciens aussi variés que Blixa Bargeld de Einsturzende Neubauten ou la chanteuse Linda Sharrock. Inspiré par des personnalités artistiques aussi diverses que Jonas Mekas, Robert Frank, Phil Niblock, Peter Beard ou Luc Ferrari, la musique d'Aki Onda est expérimentale, certes, mais aussi sincèrement émouvante. Ses compositions naviguent entre l'électroacoustique, l'art sonore et la musique improvisée. Installé à New-York, il commence sa série des « Cassette Memories », journaux intimes sonores qu’il enregistre avec un simple magneto-cassette depuis une quinzaine d’années, soit une montagne de cassettes qu’il rejoue et traite électroniquement en direct.

+ Aki Onda

Artiste majeur de la scène improvisée européenne, Michel Doneda est l'un de ceux qui ont obligé le monde entier à reconsidérer le saxophone en développant sur cet instrument un vocabulaire d'une rare perfection et d'une originalité indubitable. Une vie semée de rencontres qui, d’Elvin Jones à Tetsu Saitoh, de Daunik Lazro à Keith Rowe, a façonné un style incisif et exigeant. La transversalité de ce musicien impliqué dans la scène internationale est marquée par une ouverture à la diversité, son jeu très personnel se développant ainsi au contact d'artistes de tous horizons engagés dans l'improvisation. En duo avec Yukiko Nakamura, il nous propose un moment d’une rare intensité. Son travail évoluant avec la violence froide et contenue de la danse bûto. Ils traversent ensemble un temps, une vibration de l'air. Le corps, les sons forment une enveloppe charnelle, une tension vers le visible, l'audible. Leur travail d'improvisation crée un espace dans lequel fulgurances, tremblements, relations co-existent sans autre intention que saisir la réalité d'un lieu, des liens.

+ Michel Doneda

 





le mardi 28 novembre: concert AVR#5:

Giuseppe Ielasi + Oren Ambarchi

Projection vidéo "Insomniac City" de Ran Slavin

Ce concert a lieu au Grand Auditorium de la Médiathèque José Cabanis, 1 allée Jacques Chaban-Delmas 31500 Toulouse.

À mi-chemin entre improvisation et composition, le guitariste Italien Giuseppe Ielasi, s’est engagé depuis quelques années avec ses sorties sur le label suédois Hapna vers un univers toujours plus organique d’où émerge une ambient électroacoustique en apesanteur entre abstraction électronique et mélodies évanescentes et suspendues, à peine marquée par la présence de percussions, telle la rencontre entre Vladislav Delay et Oren Ambarchi. Son dernier album S/T (sans titre) paru sur le label suédois Hapna Rec marque un virage dans son évolution, plus sombre et inquiétant, plus électronique aussi, mais toujours marqué par la recherche d’un équilibre entre sources acoustiques et électroniques. La bande son d’un film expérimental muet aux contours flous en demi teintes…


+ Guiseppe Ielasi

Depuis ses débuts de batteur et percussionniste free jazz, le guitariste australien Oren Ambarchi a partagé les aventures de la scène improvisée internationale en tant que guitariste, collaborant avec des musiciens aussi prestigieux que Johan Berthling, Chritsian Fennesz, Vigil NG, Phil Niblock, Günter Müller et Voice Crack, Pita, Keith Rowe, Chris Townsend, Otomo Yoshihide et John Zorn ; il a notamment été remixé par Jim O'Rourke. Parallèlement à ses collaborations musicales, Oren Ambarchi poursuit depuis la fin des années 90 une carrière de guitariste solo, ayant produit 3 albums remarqués pour l’excellent label anglais Touch. Difficile à décrire, la musique d’Oren Ambarchi oscille entre une ambient minimale raffinée, à base de guitare filtrée, de traitements sonores et de percussions, et une improvisation libre, énergique, teintée de noise pour un résultat onirique et fragile confinant au respect rituel quasi mystique.


+ Oren Ambarchi

L’artiste multimédia israélien Ran Slavin, dont les vidéos et films ont été très largement diffusés dans le monde entier dans les plus prestigieux musées d’art contemporain, nous propose avec Insomniac City, un film étonnant tourné à Tel Aviv en Israël mêlant images réelles de la ville et introspection fictionnelle. La bande sonore de ce film a été composée par Ran Slavin lui-même (Label Mille Plateaux). Insomniac City aborde le thème de la ville fragmentée en tant qu’image d’une existence dérangée et agitée. Ran Slavin nous présente la ville sous l’angle d’un organisme vivant, lequel se réinvente à chaque instant, à l’origine d’une chorégraphie à la fois totale et complexe au sein du paysage urbain. Cette chorégraphie s’inscrit dans le cadre d’une recherche profonde ayant pour sujet principal, les esprits et les âmes des habitants de Tel Aviv et les structures cachées sous les couches des revêtements et des câbles électriques des immeubles. La ville s’apparente ici tout autant à l’idée d’un paradis artificiel de l'humanité qu'à un enfer chaotique se réalisant à une vitesse effrayante pour ceux qui y recherchent leurs origines.

+ Ran Slavin

 





le lundi 24 juillet à 20h30 concerts :
Michel Cloup + Dogbowl


Le fantasque new-yorkais Stephen Tunney aka Dogbowl a débuté sa carrière musicale au sein de King Missile, à la fin des années 80, pour finalement très vite se lancer en solo et sortir une grosse poignée d'albums sur le label Shimmy Disc. L'univers de Dogbowl se situe entre un Pere Ubu plus folk et un Jonathan Richman vraiment halluciné. Mr Tunney est aussi peintre (il a exposé aux Etats-Unis ainsi qu'en Europe) et auteur (Flan, roman paru dans les années 90). Dogbowl continue de sortir régulièrement des albums, le dernier en date "Songs for Narcisse" est sorti en 2005. En 1994, il rencontre Michel Cloup (Experience, Diabologum, Panti Will), sans doute son plus grand fan Français, à Paris. Ils s'entendent plutôt bien et décident d'enregistrer un double single ensemble, sorti en 1995 sur feu Lithium Records. S'en sont suivis quelques concerts en duo en France, en Suisse et aux Etats-Unis. Depuis, ils ont gardé le contact et ont rejoué quelque fois ensemble, comme l'an dernier au Confort Moderne. Ce soir ils joueront avant tout des compositions de Dogbowl mais aussi quelques titres écrits ensemble ainsi que des reprises...

Escapade solo instrumentale de Michel Cloup en marge d'Experience, The Overnight Project est une "célébration joyeuse", un "hommage" aux serial killers, Zombies et tarés de toutes espèces ainsi qu'aux B.O de films d'horreur et fantastiques. Le concept est simple: 1 film = 1 sample = la base d'un morceau.

+ Dogbowl
+ Experience
+ The Overnight Project

le jeudi 29 juin à 19h30 concert :
DUX


La maturité et la sincérité des compositions de Bertrand Fraysse aka dUX, oscillant entre electronica mélodique et expérimentations complexes, sont indéniablement séduisantes. dUX s’est fait notamment remarquer pour sa présence aux côtés de Carsten Nicolai sur la compilation "v.a landscapes". dUx vient par ailleurs de sortir l'album sur "Vogelstadt" le nouveau label toulousain Annexia.rec.

+ Annexia




Le samedi 20 mai de 20h à 01h performance + projection: La nuit des musées / lumière(s) dans la ville ALP + William Klein
Cette manifestation aura lieu aux Abattoirs, Musée d'art moderne et contemporain de Toulouse, 76 allées Charles de Fitte, 31 300 Toulouse.

Le collectif ALaPlage présentera à l’occasion de la nuit des musées / lumière(s) dans la ville, « 4 Days » et « La réalité n’existe pas ». « 4 Days » est un film sans réel scénario dans lequel ALaPlage le collectif est le « héros ». Ses membres y poursuivent leur recherche sur le concept de « représentation » et ses éléments constitutifs, permettant de mettre en oeuvre l’image. Le tournage de ce « projet de film » se déroule sur plusieurs saisons et dans de nombreux types de décors. A chaque saison son paysage, à chaque saison ses rencontres, à chaque épisode des actions stéréotypées qui mettent en scène les relations entre les membres du collectif mais aussi entre le collectif et le monde extérieur. Ces séquences sont entrecoupés de témoignages sur notre façon de travailler, réunions, montages des expositions, présentation des pièces, révélant dans le même mouvement la réalité et son pendant magnifié.

« La réalité n’existe pas », installation « déambulatoire », est une phrase inscrite en lumières telle une enseigne, disposée sur une remorque tractée par un véhicule. Ces mots, sont destinés à se déplacer de contexte en contexte, de ville en ville, de paysage en paysage, visible aussi bien de jour que de nuit. Cette pièce se veut comme un point d’interrogation(s) mobile, son mouvement permanent en fait un lien entre les territoires traversés. Une forme faite sens, mais sans dogmatisme, laissant amplement la possibilité aux regardeurs de ce forger leurs points de vues. « Broadway by light » est un véritable poème urbain, réalisé avec l’aide d’Alain Resnais, mis en musique par Maurice Leroux, avec une introduction signée Chris Marker : « J’ai cherché à filmer la plus belle chose à New York, à savoir les lumières de Broadway, mais dans le même temps, ce que ces lumières nous vendent est stupide et effrayant. Ainsi, c’est un film beau à voir mais qui dénonce aussi des choses sérieuses », nous disait William Klein.

Peintre, photographe, cinéaste, promoteur d’un art de la libération qui fait de la ville le grand théâtre d’une création protéiforme, William Klein s’est toujours évertué à mêler les genres et les supports. Etabli de longue date en France, ce fils d’immigrants juifs est né en 1928 à New York. Après avoir terminé ses études à 18 ans, il fait son service militaire dans l’armée US, (période durant laquelle il est mobilisé 6 mois en Allemagne), dans le cadre d’un programme d’amitié franco-américaine, il passe un an et demi à la Sorbonne. Démobilisé à Paris, Klein se consacre à la peinture. Il étudie brièvement avec Fernand Léger et réalise à Milan, avec des architectes italiens, des peintures murales géométriques « hard edge ».

En 1958, Klein tourne Broadway by Light, sans doute le premier film Pop, et au milieu des années soixante, abandonne la photographie pour le cinéma. Parmi ses films les plus connus : Muhammad Ali the Greatest (1964-74), Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (prix Jean Vigo 1967), Mister Freedom (1968), Eldridge Cleaver Black Panther (1970), … L’oeuvre de William Klein, des débuts jusqu’à aujourd’hui, a marqué l’histoire de la photographie et influencé deux générations de photographes. « Broadway by light » (11', 35mm, couleurs, sonorisé), est un film expérimental porteur d’une vision du monde devancière des peintures de Warhol, de Lichtenstein et du Pop Art. "Klein a cerné, estimait le critique Alain Jouffroy, tous les thèmes traités par la suite dans la perspective du Pop Art, du Nouveau Réalisme et de la Nouvelle Figuration". Fortement influencées par l'irrévérence de Dada, le Surréalisme et le mauvais goût populaire américain, William Klein filme le paysage urbain de New York. Lorsque la nuit envahit Broadway, s’élèvent alors des armées d’enseignes publicitaires. Broadway s'anime alors et scintille pour s'éteindre et s'assoupir lorsque le jour parait. Un film fait de signes, dans lequel il transforme les fragments de mots en compositions abstraites qui flottent librement sur les bâtiments qu'elles illuminent. « Broadway by light» nous projette dans la couleur vive et nous emmène sur un rythme frénétique et vibrant jusqu’aux premières lueurs du matin. « Les Américains ont inventé le jazz pour se consoler de la mort, la star pour se consoler de la femme. Pour se consoler de la nuit, ils ont inventé Broadway. »




Le samedi 20 mai à 21h concert avr#4: Icarus + Ryoichi Kurokawa
Ce concert a lieu à l'auditorium des Abattoirs, Musée d'art moderne et contemporain de Toulouse, 76 allées Charles de Fitte, 31 300 Toulouse.

Icarus est certainement le groupe le plus exubérant signé chez Leaf. Proche du style très métissé de Four Tet (que le duo compte d'ailleurs parmi ces fans illustres, aux côtés de Trevor Jackson), leur musique allie acoustique déglinguée et électronique frugale. La musique d'Icarus se nourrit ainsi d'instruments désaccordés, cassés et forme un bric-à-brac génial mis en images avec brio.

Traiter l'oeil comme l'oreille et vice-versa, tel est le projet du jeune japonais Rioychi Kurokawa, vidéaste autant que musicien. Ses créations audiovisuelles, abstraites, résolument électroniques (à l'instar de nombreux de ses compatriotes tel Aoki Takamasa), relèvent pourtant d'un registre presque champêtre, bucolique et construisent un environnement attachant autant que réconfortant.




Le samedi 22 avril à 21h concert avr#3: Thomas Brinkmann + TBA
Ce concert a lieu à l'auditorium des Abattoirs, Musée d'art moderne et contemporain de Toulouse, 76 allées Charles de Fitte, 31 300 Toulouse.

« La musique est fonctionnelle par nature... sinon pourquoi avoir des oreilles ? Elle vous fait suer, pleurer, elle vous touche, vous énerve ou vous détend. » Voilà la définition très personnelle que donne Thomas Brinkmann de la chose musicale. Ce maître de la musique hypnotique et minimale montre un goût prononcé pour les tensions latentes, les textures sonores complexes, les rythmiques limpides et les samples surprenants. Personnage aux multiples facettes, Thomas Brinkmann, Dj, musicien et responsable de nombreux labels dont Supposée et Max Ernst, est aussi à l'origine des projets Esther Brinkmann et Soul Center (Novamute). Ses albums expérimentaux sous le pseudonyme d'Ester Brinkmann sont composés de morceaux qui s'articulent autour d'enregistrements de voix d'écrivains, notamment celle de Cioran discourant sur le néant, tandis que ceux de Soul Center sont plutôt "groovy". Brinkmann est un artiste que l’on pourrait qualifier de «global»: il est tout autant passionné par le son, l’expérimentation et les rythmes électroniques que par le sens, les images, et l’art contemporain en général.

Natalie Tusia Beridze alias TBA est née en 1979 à Tbilissi en Géorgie (elle vit et travaille aujourd’hui à Cologne). Musicienne à part entière depuis seulement 3 ans, elle est également vidéaste au sein du collectif géorgien « Goslab », auteur de courts-métrages, de clips et compositrice de musiques de jeux vidéo. Artiste engagée, TBA témoigne d’une forte implication politique. Si elle ne se consacre qu’à la musique depuis peu de temps seulement, c’est parce que sa formation dans les sciences politiques et des médias à l’Institut Américain allait radicalement à l’opposé de l’art et de la musique. Originaire d’un pays au climat politique chaotique, elle pose un regard critique sur le monde qui l’entoure. La musique de TBA est mystérieuse, sombre et sensuelle à la fois, évoluant dans un univers où se mêlent des références hétéroclites formant une mixture fantasque entre différentes cultures. Composée de sonorités intimes et subtiles, où se mélangent voix et mélodies minimalistes, la musique de TBA attire l’auditeur dans une sorte de voyage cérébral où se mêlent de façon étonnante, harmonies célestes, voix susurrées quasi monotones et cliquetis rythmiques discrets. Comme une bande-son des mutations politiques et sociales en Géorgie.




Programme Art visuel et sonore / DID YOU HEAR IT :
Aymeric De Tapol + Yvonne Rainer

Ce programme est présenté
le samedi 25 février à 21h / A la fonderie, 3 rue Fonderie 34200 Sète
Le jeudi 16 mars à 20h 30 / Au Centre de Développement Chorégraphique, 5 av Etienne Billières 31300 Toulouse
le vendredi 17 mars à 20h30 / Au Monoquini, 5 rue Bayard 34000 Montpellier

Projection :
After Many a Summer Dies the Swann (31’) :YVONNE RAINER




Chorégraphe, performeuse, cinéaste et essayiste, Yvonne Rainer (née en 1934 à San Francisco, vit et travaille à New York) présente ses premières chorégraphies en 1961 et réalise son premier film en 1967. Yvonne Rainer est une figure clé de l’histoire de l’avant-garde new-yorkaise tant par sa pratique artistique que par ses écrits. Elle contribua à former le Judson Dance Theatre et participe à de nombreux workshops expérimentaux en plein air, organisés par Anna Halprin, avec Trisha Brown, Simone Forti, Meredith Monk, jettant les bases de la post modern dance par des improvisations successives.

« Le travail de cinéaste d’Yvonne Rainer est issu du rôle fondamental qu’elle joua dans le développement de la danse postmoderne, qui se forma dans un contexte artistique plus large au cours des années 1960. Consacrant ses recherches à la formulation d’une grammaire et d’une syntaxe nouvelles du mouvement, projet que partageaient plusieurs de ses contemporains chorégraphes, elle affirma son opposition personnelle au "narcissisme, à la virtuosité et à l’affichage". Son travail s’inscrivait ainsi dans le sillage de la révision radicale qu’opéra Merce Cunningham de l’entreprise chorégraphique, et allait à l’encontre de la rhétorique cinétique de la tradition du ballet et de la "danse moderne" incarnée par Martha Graham. » Annette Michelson

De 1971 à 1997, elle se consacra essentiellement à son activité de cinéaste et d’essayiste, tout en enseignant dans le cadre du Withney Institute. Les problématiques qu’elle aborde alors relèvent d’un questionnement portant sur l’ordre sexuel et moral des sociétés occidentales dans leur phase moderne et post-moderne, ainsi que sur les nouages du politique et de l’esthétique. Parmi ses travaux, citons notamment Trio A (1966), Continuous Project/Altered Daily (1970), Film About a Woman Who… (1974) et The Man who Envied Women (1985) et After Many a Summer Dies the Swann : Hybrid (2001).

Concert :
Aymeric De Tapol




La marche, le paysage, le temps. Accélération / compression / accidents. Aymeric de Tapol, ciseleur de sons et artisan vidéaste, conçoit sa musique comme une histoire sans paroles, une expérience sensorielle intime. Un puzzle de sons électroniques et organiques, ténus, étranges, parfois oppressants, d’où saille des bribes du quotidien. Une écoute qui s’apparente à un mouvement dérivant, un panoramique en perpétuel changement.Bertrand Grimault (Monoquini)

« Klingelt est indéniablement la production du label Nowaki qui va la plus loin dans l’expérimentation. Au point qu’il en devient difficile de trouver une appellation à cet ovni formant un puzzle de sons digitaux, électronique et organique. Parfois cacophonique (242 pop up : à la limite de l’audible) parfois ambiant, toujours étrange, souvent oppressant (Desert Bleu), Aymeric de Tapol invente des formes d’écriture du son qui cassent les codes de structuration du temps et de l’espace et explore les possibilités ouvertes par les nouvelles technologies de l’analogique et de l’électronique pour créer sa plastique sonore futuriste. De ce fait, cette œuvre est plus a situer dans le registre de l’art sonore puisque on imagine très bien Klingelt accompagner la plus perchée des vidéos ou des performances d’art contemporain. » Iwansson

« La musique que je compose est fortement inspirée d'activités simples telles que la marche, le regard et l'idée d'une certaine réalité. Le temps y est étiré et accéléré, les paysages d'apparence tranquille viennent se confronter à des situations mouvementées, l'histoire n'est jamais complètement dite, elle est sentie... » Aymeric de Tapol

+ CDC
+ Monoquini
+ Label Nowaki





le dimanche 15 janvier à 18h concerts :
IBA + Vortex

Ce concert au Ring,151 route de Blagnac, 31200 Toulouse. Accès: Le Ring - Quartier des Sept Deniers - Bus n°16 ou 71 arrêt Roques — Rocade sortie Sept Deniers

IBA :Trio de musique improvisée, formé en 2001, par quelques-uns des musiciens les plus actifs de la péninsule ibérique; membres de formations comme Cremaster, I treni inerti ou le trio Fages-Guthrie-Gross. Fondateurs du collectif barcelonais IBA, qui oeuvre dans la danse et la musique improvisées.

L'approche de chaque instrument se fait de façon atypique, englobant quelques extensions non-musicales à proprement parler, ou des matériaux dits pauvres comme bois, papier, polystyrène, ballons, etc... Il existe dans leur musique une apparente tendance à la contemplation, mais les brusques changements et coupures dans la structure, l'amènent là où le son existe dans sa manifestation la plus abrupte et directe ; un état proche de la jubilation.

Les instruments, c'est une chose, ce que l'on entend peut en être très éloigné. C'est le cas ici où nous sommes plongés dans une véritable usine à sons. Matières rugueuses à souhait, accidents bruitistes, accumulations de masses acoustiques. Un trio décapant. Au fur et à mesure de ses enregistrements, ce trio s'affirme comme dans sa démarche buitiste acoustique. Matières rugueuses et jeu de matières.


Vortex : Duo composée d'Heddy Boubaker et Sébastien Cirotteau "Ils soufflent, bruissent, grognent, gémissent, sifflent, chuintent, murmurent, sussurent, hululent, grognent (*)... et se taisent aussi. L'un fume, l'autre pas. Ils sont 2, c'est un duo et ils improviserons pour vous ce soir." Si la musique avait des limites ils les auraient transgressées ... .

+ Heddy Boubaker
+ Sébastien Cirotteau
+ IBA