MENU >                                                                                                                                                        2005  2004  2003  2002  2001      ACCUEIL


Expositions 2003 > Damien Deroubaix / Alain Declercq / Bertrand Parinet - Thomas Egidio - Cédrick Eymenier - Laurent Hopp / AAA.corp - Raphael Boccanfuso - Alain Declercq - Michael Quistrebert
Utilisation temporaire 2003 > Stephane Tedone / Laurent Hiriart




Du jeudi 20 novembre au samedi 20 décembre
Symphonies of sickness
Exposition de Damien Deroubaix


Damien Deroubaix est un jeune artiste, nerveusement calme. Sur un grand format de papier fin, il retient du péplum « Jason et les argonautes » une danse macabre à laquelle il assigne un «Werbung» - entendez « publicité ». Avouez, une vraie promotion pour l’avenir ! Les squelettes semblent hilares, le dessin à l’encre de chine est placé sur un mur en aluminium qui nous renvoie timidement notre image. Quant à la parabole située en avant, elle n’émet ni ne reçoit, c’est une forme muette constituée de canettes de coca et de 1664. Parabole porte-drapeau aux couleurs « sudistes ». Un autre grand format présente Karl Marx au premier plan d’une étoile éclatée à l’instar des étiquettes pour soldes. S’agirait-il d’une liquidation totale ? C’est peu probable, dans son travail la hargne est là avec la volonté de s’engager et ça sonne comme du rock métal (grind), entendez cette fois-ci « Symphonies of sickness », « You suffer….but why ? » et vous avez les titres de deux de ses dernières expositions. Pointe d’ironie plus que de résignation le drapeau parabole dirige son bras en direction de l’effigie communiste. On pourrait croire à une représentation d’une guerre froide surannée, c’est avant tout une signature, la " méthode Deroubaix " consisterait bien en un montage simple qui trouve ses finalités dans ses multiples rebondissements.
Sur ce point, passée la première impression, Marx face au sudiste, on peut s’aventurer sur les lignes d’un véritable palimpseste. «Creating consent » est une installation de l’artiste allemand Hans Haacke (collection FRAC Rhône-Alpes), véritable papa Schultz d’un art résolument engagé, dans laquelle ce dernier utilise une antenne, devenue parabole par le biais d’un hommage de Damien Deroubaix intitulé « garage days re-visited » . Garage days re-visited est aussi un titre d’un album de reprises du groupe « Metallica », rock métal de nouveau. On aurait donc tort de s’affranchir d’une lecture très attentive du travail proposé. Les œuvres de Damien sont savamment appliquées. Si elles utilisent la citation c’est pour ponctuer une histoire, celle que se construit patiemment et aux vues du monde Damien Deroubaix.
Martial Déflacieux

Damien Deroubaix Reportage TV ArtCircuit Cliker Ici pour voir la vidéo
© OC-TV Production

Pour voir « Creating consent » de Hans Haacke

+ Damien Deroubaix




Du jeudi 25 septembre au samedi 1 novembre
Exposition de Alain Declercq


Lorenzo Bandini est mort brûlé vif (Patrick Jeannes)
" Ma dinky Toy se retourne sur le sol, je fais mon commentaire à haute voix, je crie mon horreur devant le petit pilote de plastique qui vient de s'éjecter et gît, lamentable, sur la pelouse, je vois le public, les secours, les voitures qui jaillissent, slalomant entre les flammes, les extincteurs...
J'hallucine, je suis enfant, je fabrique ce que je vois. Mes pistolets sont des vrais, les poupées sont des bébés, je suis le roi par couronne de carton, Zorro par cape de nylon… Alain hallucine aussi, c'est un copain de jeu, reporter à Budapest par chars du 14 juillet, agent du KGB par agence de pub, Jésus par marche sur l'eau, pendu par l'érection, commissaire Broussard sur un Mesrine en planche...
L'enfant Alain rejoue la scène, en savant, il accumule les détails pour y croire et pour nous " faire croire ". Alain joue à l'artiste, un jeu d'adulte sur des pratiques d'enfant : " On dirait que je serais reporter, un espion, un Jésus, un savant, un surhomme, un bandit, un journaliste ". L'enfant Alain, en savant, imagine des objets dérisoires qui lui " font croire ". L'artiste Alain, en savant, nous amène les preuves de son mensonge, démasquant ses petites ruses, déplaçant les lieux, les dates, les situations.
L'artistes Alain en savant, sent que l'art n'est pour lui que la bricole du réel, l'extraordinaire remplace la routine, notre routine. L'artiste n'a pas de couronne de carton, il ne possède que sa volonté de vivre au plus fort, au plus exaltant de lui même, cherchant des copain pour jouer avec lui : " on va enlever quelqu'un, on va baiser les filles, espionner le flics, tuer ou se tuer ". On est avec lui, on joue avec lui, victime ou coupable, moine ou putain, esclave ou patron, indien ou cowboy, pauvre type ou génie, père ou amant, Alain est un enfant, Alain est un artiste, expert, il nous propose de jouer avec notre unicité que l'on croit indivisible. "
" Alain Declercq / Welcome Home, Boss " Michel Baverey éditeur

+ Alain Declercq
+ vidéo par creativtv




" Précisément détaché "
Du jeudi 15 mai au samedi 19 juin


Bertrand Parinet / Thomas Egidio / Cédrick Eymenier / Laurent Hopp

Passons sur les difficultés auxquelles on s'expose en écrivant un texte sur une exposition, oublions jusqu'au fait même que l'exposition en question n'existe pas, pour ainsi dire, au moment où j'écris. Une certitude : l'exposition sera là le 15 mai, des ingénieurs seront passés par ici. En toute confiance une carte blanche à été adressée à Bertrand Parinet. Ne rien dire de plus alors, ne pas rajouter de fausses analyses qui plombent le propos sur l'art. Je crois qu'il faut simplement reconnaître la détermination, le sens de la rigueur de ces quatre personnes et noter la qualité plastique de leur travaux. Enfin, " Précisément détaché " est le nom de l'exposition par ce qu'il est le titre d'un texte emprunté à Cédrick Eymenier. Le lire serait sans doute une bonne introduction...
(Vks) / avril 2003

" Précisément détaché "
Sur ce banc, à l'ombre d'un pin, près d'un mini-palmier, trois chaises roulantes viennent de passer : Deux handicapés et un bébé. Un tee-shirt jaune tournesol bien mûr rapetisse à mesure que son propriétaire s'éloigne, à présent ce n'est plus qu'une vulgaire tâche ; Bientôt je ne la verrai plus. Un dauphin et quelques orques nagent sur un autre tee-shirt. Arrive un autre bout de tissu jaune, taillée cette fois en short, alors qu'un morceau de paille jaune paille gît sur le sol. Le bruit des claquettes qu'on traîne avant ou après la plage est quasi continu, presque autant qu'une autoroute. Le radiateur se déclenche en émettant un bruit sec qui résonne dans la misérable caisse de métal beige. À sa droite, l'ombre de la fleur reste figée : Elle provient d'une lampe, le frigo s'arrête. Heureusement il n'y a qu'une seule source d'éclairage ; Ce serait la panique, comme la nuit en ville, où l'ombre est projetée deux, voire trois fois par les lampadaires. À présent, plus qu'une portière de voiture claquée et la boîte grise du compteur électrique monocorde et continu. Du chauffage tombe des gouttes, parfois un couinement de derrière les murs. Comme si je l'avais commandée, une guitare passe dans la rue en une subtile baisse de volume au fur et à mesure qu'elle s'éloigne, un moteur fait vibrer la fenêtre. Une chaussure rencontre le bord de l'étagère plastifiée et l'autre dérape sur le rebord du tabouret, le ventre gargouille parfois et la manche se frotte contre le pull alors que le frigo redémarre tout comme cette voiture qui n'y arrive pas vraiment. Je peux aussi écouter ce que je veux : Le sifflement des pas de joueur de basket sur un terrain plastique ou un morceau de musique, mais je ne préfère pas, ce serait sûrement difficile de s'en séparer. Deux portières claquées et un moteur démarré du premier coup malgré le froid ; Un autre grince un peu tandis que des voix indiscernables et des rires grimpent dedans. Clac ! le radiateur. Maintenant des voix plus graves et le frigo s'arrête. Le plancher vient de craquer, un craquement sec. Et la boîte grise refait surface vu que le frigo a stoppé. En même temps qu'un autre craquement sec et identique, le radiateur couine toujours.
Cédrick Eymenier




"Vks concessionnaire"
Du jeudi 20 mars au samedi 19 avril


Avec la participation de : AAA.corp / Boccanfuso Raphael / Declercq Alain / Quistrebert Michael

Chez les concessionnaires il y a tout les éléments d'une exposition comme celle que l'on envisage: des véhicules bien sur, tour à tour réels, photographiés, modélisés mais aussi un salon d'acceuil et des produits dérivés...alors autant adopter le style concessionnaire pour l'exposition et le rendre manifeste...tout compte fait d'ailleurs le travail d'un concessionnaire n'est pas très différent de celui d'un galeriste, voir plus efficace.

Vks concessionnaire Reportage TV ArtCircuit
Cliker Ici pour voir la vidéo
© OC-TV Production

Le vendredi 21 mars à 18h30 débat "rec-publique":
avec la participation des artistes présentés
A l'occasion de ce débat un enregistrement sera effectué pour être diffusé sur Canal Sud (92.2) et de manière intermittente dans le cadre de l'exposition. Entrée libre.




Utilisation temporaire :" Libre surface "
Du jeudi 30 Janvier au Jeudi 20 février

Invitation faite à Laurent Hiriart.
Cette première exposition de Laurent Hiriart, menée dans une certaine urgence (moyens, temps limité) concerne à la fois le champ de l'expression plastique, celui du graphisme et enfin celui de l'architecture. La présentation de " toiles ", d'une peinture murale, d'une projection vidéo et d'éléments sculpturaux sont les outils d'une écriture " constructiviste " réactivée par l'assemblage des technologies numériques et de l'utilisation somme toute classique de la peinture. Dans le travail " in situ " de Laurent Hiriart on pourra par exemple retrouver à la fois la fascination qu'exerce " le constructivisme " sur un collectif tel que les " Designers Republic " et le désir de déstructuration graphique cher à M / M (auteur de l'affiche " No ghost just a shell "), Varini.
Ouverture de l'exposition le jeudi 30 janvier à partir de 19h




Utilisation temporaire : atelier de tatouage
Stephan Tedone > youneedapencil
Du 7 au 18 Janvier


Cette utilisation temporaire de l'espace répond aux souhaits d'être à la fois dans une configuration de présentation et de production d'une oeuvre. Certaines pratiques artistiques rendent possible ce désir, la mise en oeuvre de youneedapencil en fait partie en combinant le libre accès à un salon de tatouage et la présentation de modèles de tatoo et de leurs réalisations sur le corps du public.
utilisation temporaire


Retour menu