Du vendredi 24 juin au samedi 23 juillet
Exposition "Floating zone / Occupation sonore"
Dominique Blais + Mathias Delplanque + Vincent Epplay + Cédrick Eymenier + Clémentine Roy
et Eddie Ladoire + Sigismond De Vajay et Scanner
En contrepoint aux concerts présentés par le festival Les siestes électroniques et afin d’aménager
une ouverture de l’événement aux arts plastiques, Vks propose un parcours qui se veut une invitation
à expérimenter notre perception du réel, notre compréhension des sons, notre acuité sonore en quelque
sorte. De nombreux musiciens « électroniques » sont impliqués dans un travail artistique hors du réseau
traditionnel de la musique, un travail riche qui fait souvent appel à de belles collaborations avec des
plasticiens, des chorégraphes ou des metteurs en scène.
Cette exposition est présentée sur deux sites, à l'Espace Vks et au Musée d'Art Moderne et Contemporain
"Les Abattoirs", et en deux temps.
"L'inondation s'inscrit dans la lignée de la série Ma chambre quand je n'y suis pas, dans laquelle
j'utilise le bruit de fond d'espaces d'habitation comme matériau pour des pièces sonores (Ma chambre quand
je n'y suis pas (Paris), 2001), ou des installations sonores (Ma chambre quand je n'y suis pas (Montréal ), 2004).
L'inondation est une installation sonore spécifiquement conçue pour le sous-sol de la galerie VKS. Les sons utilisés
(principalement des infrabasses et des bruits de souffleries) ont été récoltés dans mon propre sous-sol. Filtrés et
traités, ils sont rediffusés en mode multicanal sur quatre enceintes et un caisson de basse. Les fichiers correspondant
à ces sons étant tous de durée différente, leur mise en boucle et leur mixage permet l'obtention d'une trame mouvante et
en perpétuelle évolution.
L'inondation repose sur un principe immersif (il s'agit ici de " descendre dans le son ", d'entrer dans un espace
littéralement " noyé " dans le son), et me permet d'interroger les différents rapports de force existant entre le
son, son espace de diffusion et l'auditeur mobile." Mathias Delplanque
+Mathias Delplanque
« Ozeanische Knistern » se compose telle une installation en plusieurs parties, au fil de son évolution et
de sa matérialisation spatiale...
Elle se présente à travers différents médiums, sous plusieurs formes : son, images, environnement...
Une première partie a été réalisée dans les vitrines du Dojo à Nice.
A travers la mise en place d'un dispositif de diffusion acoustique, nous avons proposé un prologue sonore à l'ensemble du travail, une installation autour du chant des sirènes et de leurs représentations.
Nous proposons un espace de "nature artificielle", un lieu irréel, un paysage fictionnel,une interrogation sur un climat insulaire....
Nous questionnons aussi par le biais de la fiction les mirages auditifs et les mythologies paysagères qui en découlent.
C'est par une présence au bruissement des choses, que le spectateur se situe dans la banalité, mais dans un espace légèrement décalé.
Le paysage se transforme et ne deviendra jamais familier à l'image de la chauve souris faisant l'usage d'un écho sonore pour percevoir.
+ projet en collaboration avec Clémentine Roy concept album "the d."
"Drum" est un dispositif sonore comprenant les éléments nécéssaire à la
sonorisation des batteries lors de concerts. Composé de 6 micros
spécifiques (Kick, tom, snare, etc...) destinés à restituer le son dans
une riche gamme de fréquences (grave, médium, aigu), de trépieds, d'une
table de mixage, et d'un système d'amplification, 'Drum' est une
installation sonore active. La batterie, absente du dispositif, est
évoquée dans sa substance. L'ensemble de micros génère un champ
magnétique (larsen) aléatoire et discontinu. Un paysage sonore
inframince et abstrait se dessine au fil du temps, déterminé par le
passage des spectateurs qui deviennent des écrans acoustiques et
modifient l'espace sonore de la salle dans laquelle se trouve
l'installation.
Les "cabines téléphoniques" de fabrication industrielle sont des dispositifs qui
empruntent au mobilier urbain. Par des haut-parleurs implantés dans les parois de la
cabine, une série de compositions sonores est diffusée en continu. Les cabines
proposent un micro-espace où l'audio-spectateur peut opérer un retour sur soi, se
concentrer sur sa perception auditive.
+Vincent Epplay +Cabines d'écoute
Les films « Platform » se présentent comme des documents sur des quartiers choisis
pour leur complexité. Ces lieux sont principalement des nœuds de communications.
Les flux sont donc importants et quasi constants. Une multitude de microévenements
sont enregistrés dans un seul plan fixe. La simultanéité de ces
évènements très banaux (une voiture passe, puis un train et un passant...) est aussi
ce qui en fait la richesse sonore et visuelle de ces documents.
La bande-son originale, enregistrée lors du tournage, est utilisé comme matière
première par différents musiciens qui la réinterprète. Le résultat interroge les limites
entre documentaire et fictions et contribue à donner un caractère étrange aux scènes
filmées.
P#03 La Defense (music by sogar) 16'07min
P#05 Porte Bagnolet (music by sebastien roux) 3'30min
P#07 Aeroport Roissy cdg (music by sebastien roux) 3'30min
P#08 Frankfurt (music by Cats Hats Gowns & Perfume) 11'45min
P#10 Miami (music by stephan mathieu) 15'17min
Projection en boucle à l'auditorium du Musée "Les abattoirs" les samedis 2 et 9 juillet et les dimanches 3 et 10 juillet,
de 14h à 20h +Cédrick Eymenier
La cage géante (hauteur 6 m, circonférence 3,5 m) de « The Unperfect », si elle est
une structure simple, permet cependant un travail multipistes des plus fins et
efficaces. L’originalité du système repose essentiellement sur le principe de
spatialisation du son que Vajay met en place et qui tient la trajectoire du son et donc
sa temporalité comme un élément déterminant.
Du vendredi 3 juin au samedi 18 juin
Exposition "Mole trap"
Marie Dainat + Valérie Duchéné + Jason Glasser + Fleur Noguera + Florian & Michael Quistrebert + Francesc Ruiz
Exposition présentée à l’occasion de la publication de l’ouvrage « Armpit of The Mole », édité par la Fondation 30 kms de Barcelone.
6 artistes exposent leurs dessins, pour une part présent dans le livre. En ce début de siècle le dessin manifeste une vitalité incontestée, nombreux sont les artistes internationaux qui utilisent ce genre/pratique pour la liberté d’exploration et d’expérimentation qu’il offre. L’exégèse erratique du dessin contemporain se dissout dans la multitude des statuts qui lui sont affectés : technique, illustratif, à main-levée, surréaliste etc.
« Armpit Of The Mole », c’est 280 pages de dessins en couleur et en noir et blanc, une couverture en moleskine avec gaufrage à chaud. C’est encore une compilation de plus de 260 dessins des artistes suivants : Myriam Mechita, Kevin Christy, Bruno Peinado, Mark Pearson, Damien Deroubaix, Stéphane Magnin, Mick Peter, Lili Reynaud Dewar, Daniel Gusman, Juan Pérez, Agirregoikoa, Julien Celdran, Wim Delvoye, Géraldine Pastor Lloret, Dorothea Schulz, Jean-François Moriceau et Petra Mrzyk, Alice Rétorré, David Sherry, Guillaume Pinard, Florian et Michael Quistrebert, Baptiste Roux, Jason Glasser, Jean-Luc Verna, Bevis Martin, Thierry Agnone, Suzanne Wright, Michelle Naismith, Marcel Dzama, Alex Tennigkeit, Marie Dainat, Karen Yasinsky, Valérie du Chéné, Saverio Lucariello, Daniel Johnston, Sandrine Llouquet, Lina Jabbour, Appril Durham, Dimitri Brocquard et Bastien Aubry, Laetitia Gendre, Francesc Ruiz, Fleur Noguera, Max Maslansky, Stéphane Urth, Virginie Barré, Larissa Bates. 44 artistes américains et européens ont ainsi été invités à contribuer à cette édition conçue comme une compilation de travaux originaux et variés.
Du mercredi 12 au samedi 28 mai
Installation " Soleil Vert"
Laetitia Delafontaine + Grégory Niel
Cette exposition est présentée dans le cadre du Festival : CONTEMPORARY WORLD VIEWS' BEST OF FESTIVALS II
organisé par l'association Annexia.
Soleil Vert fut créé en 2004 à l'occasion du festival Arborescence d'Aix-En-Provence, en référence à la fin du film d'anticipation de Richard Fleicher (" Soleynt Green ", 1973). Dans ce film essentiel, la Terrea a été envahie par un brouillard tuant végétaux et animaux et les hommes âgés se rendent volontairement dans des centres d'euthanasie pour y mourir tout en visionnant des images de paysages naturels " idylliques ".
Soleil Vert est un dispositif de sélection sur les chaînes TV d'images " idylliques ", de " paradis perdu ". Il s'agit d'un filtre de lecture automatique qui scanne les chaînes à la recherche de paysages (à l'aide notamment de paramètres de pixels chromatiques). L'installation présente à la fois la sélection projetée des images de nature et les images rejetées, zappées, sur l'interface tracking.
" Dispositif de sélection numérique sur les chaînes TV du câble satellite d'images " idylliques " où seules sont prises en compte les séquences faisant apparaître soit des scènes de Nature soit des scènes d'animaux excluant toute présence de l'Homme. Laetitia Delafontaine et Grégory Niel (DN), designers et plasticiens qui travaillent sur les relations entre architecture, design, art et nouvelles technologies et explorent les nouveaux territoires virtuels. "
Arborescence
Leurs recherches les ont conduit à réaliser des projets dans des domaines très différents depuis la création d'installations numériques jusqu'à des applications scientifiques et industrielles.
" Exploration des nouveaux territoires virtuels par croisement, contiguïté, hybridation des écritures et des signes pour créer des lieux en mutations, organiques et plissées. Interférence réel et virtuel avec création d'espaces physiques hybrides. "
Centre Pompidou
Du jeudi 10 mars au samedi 13 avril
Exposition "Gemutlichkeit
Karina Bisch + Marie-Jeanne Hoffner + Laetitia Gendre + Bertrand Parinet + Boris Raux
Gemütlichkeit est un mot allemand intraduisible, paraît-il ; on dirait peut-être " cosy " en anglais. Un mot
assez insaisissable, donc, qui veut dire à la fois confortable, sympathique et sans façon dont l'origine vient de gemüt
(l'âme, les sentiments). "Il y a de l'intimité dans ce mot, de l'émotion, de la convivialité aussi. C'est le
bonheur du chez soi, c'est le sentiment de paix et de protection…le naturel face au superficiel, l'essentiel face à
l'artificiel ". (Gérard Foussier)
" Lorsque l'art prend la mesure du monde, le monde réapparaît en lui sous sa forme la plus
singulière. Cette réapparition révèle l'authenticité de l'artiste. Ceux que nous avons invités réalisent très souvent des " relevés ". Ils saisissent et utilisent ce qui dans notre environnement quotidien sert le développement de leur œuvre. Ces relevés vont de la précision d'un plan (celui d'un appartement) à la réminiscence olfactive (l'odeur de Soupline). Ce sont aussi des relevés d'histoires ; histoire de l'art ou histoire anecdotique, narration réelle ou en trompe-l'œil décoratif. Dans " Gemütlichkeit " il existe de l'universel à partir duquel l'invitation est faite d'aller vers l'intérêt de l'artiste, vers le singulier et la complexité du travail présenté.
Dire que Gemütlichkeit est un titre idéal pour une exposition d'art contemporain n'est donc pas ironique. La " galerie ", malgré son traditionnel assujettissement à une sobriété architecturale plutôt inconfortable, fixe bel et bien un point de rencontre. L'exposition est un lieu d'échanges basé sur un système de reconnaissances multiples, en somme un véritable lieu de convivialité. "
Les premières oeuvres présentées sont celles de Karina Bisch et Marie-Jeanne Hoffner. Leur assemblage constitue un
vis-à-vis surprenant qui caractérise différents types d'espaces, et rend l'appréhension de l'opposition
intérieur/extérieur complexe et subtile. La proposition de Karina Bisch est issue de l'observation de
maisons à colombages, ces architectures traditionnelles que l'on retrouve notamment en Alsace. Dans son
installation, ce style, qui nous est plutôt familier, est discrètement associé à un autre, issu des
conceptions modernistes du début du XXème siècle. Les personnages représentés dans les bas-reliefs
qui accompagnent parfois les colombages, sont ici habillés de costumes géométriques. Cette association
fonctionne en fin de compte comme une douce provocation à l'usage de notre adaptation au monde, tel
qu'il se présente de nouveau à nous, tel qu'il se re-présente.. Le " plancher " de Marie-Jeanne Hoffner
est une cartographie à l'échelle 1 de son propre appartement. L'œuvre est discrètement radicale parce
qu'elle trans-forme l'intimité de son espace privé en un objet public.
Les travaux de Boris Raux et de Laetitia Gendre font glisser l'exposition vers une certaine outrance :
ce qui est familier dans un premier temps, se détourne de ce statut. Au sol un monochrome bleu clair
diffuse une odeur de Soupline qui finit par être entêtante et agressive. Avec le travail de Boris
Raux c'est l'oeuvre telle qu'elle est organiquement constituée qui vient tromper la première impression
esthétique (un monochrome bleu). Visuellement dissimulée, cette installation fonctionne comme un parasite
odorant qui vient dérouter l'ensemble de l'exposition. Quant au travail de Laetitia Gendre, il n'a de
cesse de déraper sémantiquement, d'ouvrir une multitude de lectures souvent transversales d'une oeuvre
à l'autre. C'est le cas dans ses peintures et plus clairement encore dans ses dessins ou certains éléments
se retrouvent d'une planche à l'autre, en motifs récurrents légèrement transformés (crâne, tronc, troue, cigarette).
Il s'agit là de se laisser piéger au revers de la narration, là où les histoires n'ont pas vraiment de chute.
D'une certaine manière, l'installation " réseaux " de Bertrand Parinet agit sur le mode décoratif, grâce
à son aspect légèrement psychédélique (une multiplication de miroirs ronds et concaves). Ces miroirs sont
accrochés de façon aléatoire au sol, au mur et au plafond. Chaque miroir est orienté afin qu'ensemble, ils
se reflètent et produisent une mise en abyme. La totalité des miroirs est perceptible dans chacun des éléments
de l'installation. On pourrait penser à une œuvre quasi panoptique, à la négativité d'un système de surveillance,
mais tout à l'instar d'un Dan Graham (" Past-Present-Futur ") il s'agit pour Bertrand Parinet de soumettre le
public à une position critique envers l'exposition et au delà sur le statut même de l'art.