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Expositions 2004 >
Nicolas Chardon > Guillaume Gilles > Wawrzyniec Tokarski > Frederic Nogray + Gyan Panchal
Utilisation temporaire 2004 > Obliq + Transat





Du samedi 6 novembre au jeudi 9 décembre
Kattajak: Exposition de Frederic Nogray et Gyan Panchal


Le Kattajak désigne un jeu vocal Inuit où deux participants, face à face, répetent continuellement le même mot, la narration faisant place au son, chacun essaye de maintenir le plus longtemps possible le rythme de la joute vocale. Kattajak est une exposition où deux artistes se proposent de nouer un dialogue autour d'un vocabulaire commun, dans un échange de fréquences sonores et de vibrations visuelles.

Gyan Panchal est né en 1973 à Paris. Il vit et travaille à Maastricht et Paris. Ses oeuvres ont été récemment montrées lors des expositions "Le Parc" au Centre d' Art Contemporain de Vilnius, "Abstract, Accident, (...)" au Winkelcentrum Entre-Deux de Maastricht (2003), "The color and the shape" à la galerie Mehdi Chouakri à Berlin (2004). Il est actuellement en résidence à l'academie Jan van Eyck à Maastricht.
C'est à partir de matériaux standards composant notre environnement d'aujourd'hui que Gyan Panchal interroge nos codes de construction du réel. Il s'intéresse à la fabrication et à l'usage de ces standards, en considérant le matériau depuis son origine jusqu'à son devenir potentiel. Plexiglas, polystyrène, polyamide, constituent autant d'outils, d'instruments et de costumes. Associant le manufacturé au manuel, la fonction à l'ornement, l'abstrait au fétiche, le futur au primitif, le réel à la fiction, le travail de Gyan Panchal nous invite à une lecture irrésolue des signes de la production du présent.
"Elements", dessin mural realisé au marqueur noir, est le produit de la condensation de tous les signes issus du tableau des élements de Mendeliev (O pour oxygene, U pour uranium, ...). Partant d'un tableau, d'un système, d'une nature mise en ordre, on retourne vers un chaos, un déreglement du sens, un code devenu indéchiffrable. La lecture de cette pièce reste néanmoins prise dans une boucle visuelle, oscillant entre ordre et désordre, cette jungle de signes s'avérant paradoxalement très construite. Ce dessin agit comme un condensé de réel, comme l'instant d'un monde, plein de tous ses élements, entre un rythme encore perceptible et une abstraction perdue. Le dessin au marqueur permet au trait d'enregistrer la materialité du mur, le trait devenant irrégulier par endroits, précis par d'autres, selon le moindre relief.
"Hal" est un mobile realisé à partir de tubes et de boules en acier chromé issus du système d'ameublement Usm-Haller, icône toujours d'actualité du modernisme Suisse des années 60. A défaut de réaliser la structure d'un meuble, c'est-à-dire d'utiliser le système pour sa fonction même (la fonctionnalité), j'assemble quelques uns de ces élements dans une ébauche de structure aux dimensions exponentielles (20 x 40 x 80 cm), demeurant pourtant en deçà d'un possible usage. Mobile quasi immobile, pendu dans l'espace, ce bout de système évoque aussi bien une forme en croissance qu'un projet en ruine. Un reste de sputnik. Entre évolution et involution, l'erreur de montage s'apparente ici à une solution.

Qu'il fasse des installations sonores, de la musique ou qu'il accompagne des chorégraphes, Frédéric Nogray travaille le son dans sa plasticité même. Sa matière sonore est faite de feedbacks (larsens) de filtre analogique (ou autres appareils de diffusion et de transformation du son), de prises de sons naturels ou de sinusoïdes. Il produit alors des spirales sonores qui peuvent êtres traitées ou non en temps réel avec l'outil informatique. "Je pars du hasard / aléatoire pour générer le son mais dans le même temps, j'essaie de le contenir et de le fouiller dans un résultat formel minimal et cyclique". C'est dans cette mise en forme que le travail de composition (instantanée) trouve sa place, même si elle est sans cesse remise en question par la fragilité du dispositif et des accidents qui ne manquent pas d'arriver à tout instant (une machine sonore mise en larsen est difficilement contrôlable). Explorant ainsi les sons naissant de l'amplification du silence. Il en révèle le potentiel émotionnel et « intra-psychédélique ».
"Sans titre avec haut-parleurs à l'agonie" est une installation sonore qui prend l'aspect de deux haut-parleurs placés au sol dans un espace. Ces deux HP sont alimentés par une partition de sinusoïdes basses fréquences (peu audibles par l'oreille humaine) qui mettent en vibration la membrane des HP. Ces membranes ayant été au préalablement préparées, elles se déchirent sur tout le temps de l'exposition au rythme de la partition. Les sons produits par ces membranes se déchirant vont devenir de plus en plus présents au fur et à mesure du temps d'exposition jusqu'à remplir l'espace dans lequel elle se trouve. On ne sait pas ce que l'on entend vraiment, le son diffusé par ces deux haut-parleurs ou le son qui est produit mécaniquement par ceux-ci dans leur destruction progressive. Les deux HP présentés ici ont déjà traversés deux expositions (« We don’t play » à la Ménagerie de Verre (Paris) en octobre 2003, « Abstract... » au Winkelcentrum à Maastricht en novembre 2003). Leurs membranes sont donc déjà très entamées. Elles iront en suivant à Bordeaux (A suivre), dans quel état ?





Du jeudi 9 septembre au samedi 23 octobre
Exposition de Wawrzyniec Tokarski


"La démarche de Wawrzyniec Tokarski vise à établir l’incertitude : par la simple représentation, ou par un jeu subtil de multiplication et de destruction des habitudes de lecture et de perception du réel.
Dans ses travaux plus récents, la quantité des signifiants est accentuée : la bande d’annonce, le logo et le slogan sont superposés. L’arrière plan, qui représente généralement un paysage, est progressivement occulté par la densification du champ visuel, qui donne accès à tous les possibles."
Crédit photo et texte Galerie Alimentation générale / Luxembourg

Wawrzyniec Tokarski est représenté par la Galerie Suzanne Tarasieve (Paris) et la Galerie Alimentation générale (Luxembourg)

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Wawrzyniec Tokarski





Du jeudi 13 mai au jeudi 20 juin
Exposition de Guillaume Gilles

sur l'invitation de Bertrand Parinet

TABLEAUX DE MI-NUIT
"Face aux pratiques qui, à force de cultiver la transgression, s'éloignent des enjeux déterminants de l'art, celle de Guillaume Gilles prétend remobiliser une expérience forte de la peinture. Un art en relation au déplacement du regard, offrant une perception qui se modèle suivant les variations de la lumière. Mais, l'important se découvrant toujours dans un rapport direct avec l'oeuvre, l'objet de ce texte est d'évoquer le contexte de création des pièces présentées. Il faudrait d'abord observer que la peinture de Guillaume ne nécessite aucune justification théorique pour être appréciée à sa juste valeur. Elle existe d'elle même, et " va sans dire ". Bien souvent, cette volonté d'approcher l'indicible est frappée de reproches ; on prête à l'artiste une attitude trop prétentieuse, à l'image de ce qu'on croit être l'objet de ses recherches. Il faut ici démentir cette idée reçue : la quête d'un indicible n'est pas tributaire d'une Inspiration occulte mais procède d'un travail quotidien mené en atelier. C'est là que Guillaume recherche patiemment les moyens d'une création originale, avec l'espoir de faire advenir des réalités fortes.
Outre cette peinture pensée comme phénomène d'atelier, l'artiste développe une formule picturale in situ qui traduit le rapport complexe d'un regard qui se déplace au lieu d'exposition : l'oeuvre témoigne notamment de l'expérience physique de l'espace d'exposition, du rapport au " faire " ainsi qu'à la temporalité propre à l'élaboration de l'oeuvre. Dans les deux cas (tableaux et muraux), il s'agit donc de tenter de renouer avec une certaine forme d'aura. On se méfie souvent de ce mot, mais l'aura n'a en réalité rien d'aristocratique et son appréciation n'est pas réservée aux seuls initiés. Au contraire, ces oeuvres voudraient entrer en résonance avec une aspiration naturelle - et universelle - à dépasser notre condition, à sentir autre chose qu'un quotidien inégal. De t^ci, l'art serait encore capable, malgré les discours cyniques qui voudraient décourager tout élan de cette nature. Donner à ressentir des expériences authentiques, affranchies des arrières-pensées susceptibles de parasiter nos activités, voilà une perspective à laquelle on peut donc aspirer. Cette recherche est d'autant pi us stimulante que les organes obstacles à ces préoccupations ne manquent pas. C'est d'ailleurs peut-être là un excellent argument de création libre, car les difficultés de toute sorte, une fois converties en défis à surmonter, participent à fa vitalité de l'expérimentation artistique. Cette réalité, si elle peut marquer le tempérament de l'artiste, n'en laisserait pas moins quelques traces dans sa peinture.
L'investissement de Guillaume s'incarne ainsi dans des oeuvres qui en communiquent en retour te caractère franc, tranché ; et l'on peut deviner que cette attitude à l'égard de l'art participe d'une éthique quotidienne. Dans sa vie comme dans sa pratique artistique, en effet, l'attitude est la même. Et il faut le mentionner pour prendre la mesure d'une oeuvre qui n'est pas séparée des enjeux de la vie."
D. Monfort


Du jeudi 04 mars au jeudi 25 mars
Dans le cadre de Musica Operta
Obliq + Transat


Obliq
Tout au long Musica Operta, Vks invite Obliq : Obliq proposera une liste de morceaux, à écouter au casque. Il ne s'agira pas forcément des " pseudos-incontournables de l'underground branché ", mais plutôt des artistes qui ont marqué Obliq au cours de leurs recherches et rencontres. Il y aura des infos sur les albums, artistes, labels… et des chaises vertes et poilues, pas très confortables et c'est déjà ça ! Et une cafetière avec du café.
Pendant un an, ObliQ a proposé des disques, des livres, des concerts, des expos et des lectures à deux pas de la rue Saint-Rome, impasse Baour Lormian à Toulouse. Ce collectif a tenté d'offrir un espace de diffusion, d'expression et d'échange à ceux qui produisent et apprécient les cultures que le secteur marchand ignore. De banales histoires de propriétaire, de voisinage et de subventions, malheureusement dans l'air du temps, les ont amenés à déménager et à modifier leurs activités. Ils se dirigent désormais vers la production, sous forme d'un petit label et d'une mini maison d'édition… et de temps à autre l'organisation d'événements.

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Obliq

Transat
Boris Billier propose un dispositif d'écoute sonore composé de transats et de casques diffusant ses propres pièces électroacoustiques. Quatre sièges seront disponibles pour une écoute individualisée. Le son diffusé est plutôt relaxant, il se situe entre la musique concrète et l'ambient. C'est un univers musical composé essentiellement à partir de prises de sons réelles d'ambiances et de bruitages. Le béat, la synthèse ou les instruments sont quasi inexistants, ils ne sont pas, en tous cas, l'élément moteur des compositions.




Du jeudi 15 janvier au jeudi 15 février
altermoderniste
Exposition de Nicolas Chardon

sur l'invitation de Bertrand Parinet

l'art de nicolas chardon se définit selon les principes suivants : abstraction attitude biais blanc concept conscience copie couleur décoratif destruction distance distorsion esprit figure futur grille géométrie horizontal humour image intelligence interstice jeu latéralité limite littéralité magnétisme matérialisme maximum mémoire mesure méthode minimum moderne motif naff négatif noir origine peinture plaisir positif primitif radicalité réalité régularité répertoire répétition reprise rythme simplicité souplesse standard style temps tension trame travail variation vertical visible volume zéro

Nicolas Chardon est représenté par la Galerie Jean Brolly (Paris) et la Galerie Alimentation générale (Luxembourg)

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Nicolas Chardon